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Le paradigme de CapsuleOS : reproduire, mesurer, ne rien inventer

On apprend mieux sur un écran qui ressemble vraiment à celui que l'on retrouvera chez soi. Toute la méthode de CapsuleOS découle de cette idée : la fidélité n'est pas un décor, c'est ce qui fait apprendre.

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La fidélité comme moteur pédagogique

Une maquette « inspirée de » Windows apprend à reconnaître Windows de loin. Un bureau reproduit fidèlement apprend les gestes qui serviront le lendemain, sur la vraie machine : le même menu au même endroit, les mêmes mots, les mêmes icônes.

CapsuleOS s'impose donc une enveloppe stricte (des fichiers statiques, exécutés par le navigateur, sans système réel) et pousse la fidélité au maximum à l'intérieur de cette enveloppe. La seule limite assumée est l'absence de vrai noyau : on ne peut pas installer un logiciel réel dans la simulation.

La machine de référence fait foi

Chaque système est installé sur une machine de référence, puis relevé : captures d'écran, icônes, polices, textes des menus, réponses des commandes. Ces relevés priment sur la documentation officielle, qui ne sert qu'à défaut, et l'écart est alors noté.

La hiérarchie des sources
RangSourceValeur
1La machine de référence observéeVérité terrain
2Les relevés tirés de cette machineVérité enregistrée dans le dépôt
3Les inventaires commentésInterprétation, avec écarts classés
4La documentation officielleNorme, à défaut de machine
5La peau écrite par un contributeurHypothèse, tant qu'elle n'est pas mesurée
6La mémoire ou l'intuitionInadmissible sans vérification

La fidélité se mesure, elle ne se déclare pas

Pour chaque écran, on capture le vrai système et sa reproduction à la même taille, puis on les compare pixel par pixel en masquant ce qui bouge (comme l'horloge). Le résultat est un pourcentage de fidélité. Les fiches des systèmes montrent ces captures côte à côte, avec leur score.

Deux pièges sont surveillés par des contrôles automatiques : comparer deux images de tailles différentes, qui donnerait un score sans valeur, et mesurer une ancienne capture de la reproduction comme si elle était récente.

« Non mesuré » n'est ni vrai ni faux : c'est un troisième état, affiché comme tel. Un écart connu est classé (bloquant, documenté, souhaité) et reste visible jusqu'à sa résolution.

Rien d'inventé, rien d'emprunté

Quand une icône manque pour une distribution, on ne la remplace pas par celle d'une autre : on la relève sur la machine de référence, ou le manque reste visible. Ce refus de l'emprunt respecte le travail des communautés qui conçoivent ces systèmes : leurs logos, polices et mises en page ne sont pas interchangeables.

Une méthode réfutable

L'état du projet est décrit par des propriétés vraies ou fausses, chacune vérifiée par une commande. Des règles ordonnées relient chaque propriété non satisfaite à l'action suivante. Une affirmation qui ne peut pas être contredite par un script n'a pas valeur de connaissance : c'est une opinion.

  • Observer puis généraliser : relever la machine, inventorier, noter les écarts.
  • Vérifier puis agir : si les conditions sont réunies, une seule action est admissible.
  • Mesurer pour trancher : une hypothèse est rejetée si le contrôle échoue après sa mise en œuvre.

Cette méthode se transpose à d'autres projets : nommer sa vérité terrain, définir une mesure qui peut échouer, séparer les sources des fichiers générés. Transposer la méthode

Pour aller plus loin